02 Mai

Voir la vidéo : https://youtu.be/BW4ri4WqGds
 
12 heures de car de nuit (rien ne nous découragera, même pas la SNCF), un solide petit déjeuner à notre hôtel à Lourdes, et nous partons sous la houlette alerte du père Escudier sur les pas de sainte Bernadette. Nous prenons ainsi nos repères dans la ville par un soleil estival qui ne se démentira pas du séjour.
 
La première rencontre avec tous les groupes est impressionnante : arrivant par flots, coiffés d’objets hétéroclites servant de totem, ils chantent à perdre voix (beaucoup n’en auront plus à la fin du séjour). Tous les arrivants s’agglutinent devant les deux entrées de la basilique, la lumière est étincelante, le vacarme à son apogée… Puis au rythme impulsé par les « sweat blancs » qui nous encadrent, nous nous enfonçons sous terre, dans le noir. Sans la moindre bousculade, les 10 000 jeunes s’asseyent rangée par rangée autour du podium central, où des décibels de chants de louange sont repris par tous.
 
Nous nous organisons rapidement pour prendre place dans la liesse générale, et le groupe se soude comme par miracle : nous nous regroupons au cri de « La Roche ! », nous marquons notre territoire par nos chants en couvrant de nos voix nos voisins (enfin presque…), et notre polo devient notre totem, on nous repère de loin ! Nous sommes rentrés dans l’esprit du Frat.
 
Nous vivons avec enthousiasme et à un rythme soutenu toutes les propositions: les grands rassemblements où les évêques, applaudis à tout rompre par les jeunes de leurs diocèses, font chacun un enseignement (inutile de dire que nous sommes fiers de la très belle intervention de Mgr Aupetit); la procession mariale autour du sanctuaire à la lumière de milliers de bougies et au rythme des « Ave Maria » dans de multiples de langues (on avait parfois du mal à suivre…) rendent compte de l’universalité de l’Église ; des temps de partage assis sur les pelouses ensoleillées du sanctuaire par petits groupes mélangés avec d’autres aumôneries où les jeunes s’initient à la Lectio Divina et participent à l’élaboration de propositions en vue du prochain synode sur les jeunes à Rome ; des témoignages ; des temps propres à notre groupe tels ce Chemin de Croix où nous méditons devant 14 stations très réalistes grandeur nature, un temps de silence à la Grotte de Lourdes un soir tard après la veillée, sans oublier les moments de détentes comme ce partage choral avec… Franklin autour d’un pot bien mérité, ou les joyeuses ovations au moment du départ pour remercier notre cher père Escudier et notre hôtesse pour son accueil.
 
Puis il a bien fallu reprendre pied dans la vie ordinaire, retrouver sa voix, rattraper un peu de sommeil. Heureusement, nous avions encore des vacances pour repenser à ces moments.
 
Diane Grünewald,
Pastorale Lycée