05 Fév

Chaque trimestre, les périodes d’oraux voient le lycée La Rochefoucauld changer radicalement d’atmosphère. Fini les groupes d’élèves bruyants dévalant les escaliers pour aller en récréation, les va-et-vient des professeurs de classe en classe, les intercours divisés entre bavardages et travail… Tout est silencieux.
 
Quelques lycéens en chemise blanche, assis devant des portes fermées, révisent, classeurs étalés sur le sol. On peut observer, à travers les portes vitrées, des professeurs dubitatifs écoutant les exposés de leurs élèves.
 
Au cinquième, étage légendaire des oraux de Français, une file d’élèves sont plongés dans des classeurs plus gros qu’eux, une pile de classiques annotés sous le bras. Au-dessous, au quatrième, de petits groupes de lycéens révisent leurs formules scientifiques, calculatrice à la main. Puis viennent les étages de langues, d’histoire, d’économie, avec les mêmes élèves incertains, attendant leur horaire de passage.
 
Si ces oraux sont des périodes difficiles pour les élèves, ils sont sans aucun doute source de réels progrès et constituent un atout non négligeable pour nos études supérieures.
 
Manon ALLIAT-LACOURARIE,
Élève de 1ES B