02 Fév

Ce mercredi 30 janvier les CM2B se sont rendus au Louvre pour participer à une visite d’un genre très spécial. Non seulement ils ont découvert une partie de la collection d’Egypte antique du Louvre mais, munis de leur « carnet de fouille », ils sont partis mener une enquête, à la manière des archéologues !

En effet les élèves ont découvert que l’archéologue est un scientifique qui mène ses fouilles à la recherche de vestiges, qui sont autant d’indices, de morceaux d’un puzzle à reconstituer, pour tâcher de déterminer la façon dont vivaient les gens à différentes époques, en différents lieux. Dans son carnet de fouille l’archéologue va noter et décrire tout ce qu’il trouve, dans différentes couches du sol, et aussi le dessiner pour en garder la mémoire. En recoupant les différents indices qu’il a trouvés, l’archéologue parvient petit à petit à dater les objets, à les relier à une époque, à déterminer à quoi pouvaient bien servir tel ou tel objet. Parfois ses hypothèses se confirment, parfois elles sont remises en cause par de nouvelles découvertes et l’archéologue doit alors reprendre son enquête.

Ainsi les élèves ont-ils pu suivre les pas et le travail de l’Egyptologue français du XIXe siècle Auguste Edouard Mariette, au travers de quelques-unes de ses plus célèbres découvertes. Parmi celles-ci, la nécropole de Saqqarah. Mariette y découvrit, enfoui dans le sable, un alignement de sphynx à tête d’homme. Cet alignement de sphynx indiquait certainement la présence d’une allée et cette allée devait bien mener vers un temple ! Menant son enquête avec opiniâtreté, Mariette fouilla jusqu’à mettre à jour la nécropole de Saqqarah. Sous la statue d’un lion montant la garde, Mariette découvrit une stèle relatant le mort du taureau, incarnation du dieu Apis. Cela lui permit de comprendre qu’il venait vraisemblablement de découvrir une nécropole dédiée au culte du taureau. Ce que confirma la découverte de sarcophages de taureaux sur le site. Plus tard Mariette trouva à Saqqarah des objets beaucoup plus anciens, datant de Ramsès II, dont des taureaux, ce qui lui permit de conclure que le culte du taureau était très ancien à Saqqarah.

Le Sérapéum de Memphis fait également partie des grandes découvertes archéologiques de Mariette. Il parvint à établir que le grand prêtre de Ptah, Khâemouasat, n’était autre que le fils de Ramsès II. Parmi les objets mis à jour, les élèves ont pu admirer un masque en or, des scarabées – tous deux signes de renaissance dans l’Egypte antique- et toutes sortes d’amulettes, de statuettes, notamment de serviteurs, glissées dans les sarcophages et destinées à aider les personnes momifiées dans leur vie après la mort.

Enfin les élèves ont terminé la visite en admirant et dessinant le fameux « Scribe accroupi », une des pièces maîtresses du département égyptien du Louvre, datant de 2600 ans avant J.C. Cette sculpture polychrome en pierre, remarquablement conservée, a permis aux élèves de constater que des objets très anciens pouvaient parfois être en bien meilleur état que certains objets plus récents. Et que la beauté d’une œuvre d’art ne dépendait pas de l’époque à laquelle elle a été accomplie !…

L’enseignante de CM2 B, Anne-Sophie Thomas