Amicale

Amicale des Anciens : Augustin Morel – Promo Bac 2011 – « D’ingénieur Télécom à YouTuber Écolo »

De La Rochefoucauld à Télécom Paris, d’une classe préparatoire intense à la Nouvelle-Zélande, Augustin a construit son parcours au fil des rencontres, des expériences et des passions. Entre vidéo, écologie et entrepreneuriat, il raconte comment ses choix et ses « claques » personnelles l’ont conduit à créer sa société et à partager des histoires qui inspirent et font réfléchir.

Je suis rentré à La Roche en septembre 2007, en classe de Troisième. Habitant à Boulogne, j’ai eu l’impression de changer d’univers… Et j’ai eu mon bac en 2011 (terminale S).
J’ai, dans l’ensemble, de très bons souvenirs des professeurs, en particulier de Mme Schaneng, que j’ai eue en Troisième et en Seconde. Je me souviens aussi du théâtre organisé par Mme de Lyrot, que j’ai filmé à plusieurs reprises. Un très bon souvenir également du corps professoral de Première et de Terminale, dont l’accompagnement a été déterminant pour mon passage en prépa (pensées à Mesdames Say, Duclos et Barbette).
J’ai enfin de bons souvenirs des cours de M. Dieuset (technologie en Troisième) et de l’organisation de la Soirée Partage : j’y avais assuré la partie vidéo (filmer et éditer en DVD l’intégralité de la soirée). C’était le premier projet audiovisuel d’ampleur de ma carrière.

Après le bac, j’ai fait 3 ans de prépa à Ginette (PCSI – PC et à nouveau PC en 5/2).
Trois super années très denses où j’ai construit de fortes amitiés, avec un environnement de travail génial : à Ginette il y a un principe central : “l’esprit co”. On fait tout ensemble (pas en compétition) et tout le monde est au service du collectif. C’est à cette époque que je me suis rendu compte que je n’avais pas vraiment envie de devenir ingénieur. Ma motivation en a pâti, d’autant plus que j’ai continué à faire de la vidéo, mais je me suis accroché car je savais que, quoiqu’il se passe après, mes études me seraient utiles !

Ont suivi trois ans d’école d’ingénieur à Télécom Paris (Télécom ParisTech à l’époque). 
J’y ai choisi une majeure en Informatique graphique, accompagnée d’un demi-semestre en Sciences Eco et un autre en Image. En troisième année, j’ai fait un master en entrepreneuriat.
Comparé à la prépa, la quantité de travail à fournir est très légère… Alors, j’ai énormément pratiqué la vidéo. Faire de la vidéo mon métier a commencé à se faire vraiment sentir.
Mon stage de fin d’études à Munich m’a convaincu que je n’étais pas vraiment fait pour les métiers auxquels j’avais été préparé. J’y exerçais le métier de business developper (commercial) dans une start-up mais je n’étais pas vraiment captivé par ce que je faisais…
Finalement, en rentrant en France, je ne savais plus trop ce que je voulais faire.
D’où une année dite sabbatique, mais rythmée par différents moments :
J’ai un peu continué à travailler pour la start-up allemande en France. J’ai aussi fait de plus en plus de petites prestations vidéo par-ci par-là.
Et surtout, je suis parti trois mois faire du woofing (travail dans une ferme biologique) en Nouvelle-Zélande. Vivre à la ferme, au rythme de la météo et des différents aléas du quotidien, partager la vie simple de gens qui vivaient avec un regard juste sur notre monde : ce fut une véritable claque pour moi ! Et, après mon retour à Paris, j’ai assisté à une conférence de Jean-Marc Jancovici : à nouveau une claque, une prise de conscience brutale de la réalité de notre monde aujourd’hui.
C’est avec ces deux « claques » que l’écologie est devenue un sujet central dans ma vie. Alors, pour lier ma passion pour la vidéo et mes compétences autour du monde de l’entrepreneuriat, j’ai lancé ma propre société de production vidéo : « Behind the Door » était née !

Mon (mes) métier(s)
Au début, je me suis d’abord « vendu » comme vidéaste (je réalisais des vidéos de A à Z pour mes clients, dont la SNCF (voir mon site www.behindoor.fr,). Puis je me suis mis à mon compte (2019), tout en intégrant une troupe de comédie musicale (Something Musical) en qualité de metteur en scène. Pendant trois ans, j’y ai développé de nouvelles compétences (gestion de projet d’ampleur – une trentaine de personnes – direction artistique – gestion d’une association).
En 2022 j’ai transformé ma micro-entreprise en vraie société. Petit à petit, j’ai voulu mettre mes compétences au service de ce qui me semble capital de nos jours : penser le monde de demain. J’ai donc créé l’émission “Et Après ? ” podcast et vidéo. Aujourd’hui je peux me considérer comme Youtubeur ou Influenceur, peu importe le nom. Je crée des contenus, essentiellement vidéo, autour de l’écologie. J’y consacre de plus en plus de temps ! (Chaîne YouTube Augustin Demain)

Aujourd’hui, mon activité est répartie en deux volets.
Des projets rémunérateurs pour des clients. Je conçois et réalise des films, des reportages, des documentaires, des interviews, des MOOC, toutes sortes de vidéos pour des entreprises ou des institutions. À ce titre, je suis vidéaste (cadreur-monteur), mais aussi réalisateur (quand il faut créer de manière un peu plus artistique) ou, enfin, ce que j’aime le plus, JRI (journaliste reporter d’images : à la fois journaliste et vidéaste). Cela occupe la moitié de mon temps.
L’autre moitié de mon temps est consacrée à la production de vidéos pour ma chaîne « Augustin Demain » (voir Instagram : « @augustindemain »).
À l’avenir, j’aimerais pouvoir vivre d’une activité utile à la société. Pas particulièrement attaché à faire de la vidéo toute ma vie, j’aimerais surtout motiver les gens en racontant des histoires (réelles ou fictives), peu importe la forme que cela prend. En tout cas, je suis déterminé à poursuivre !

Que dire à des jeunes qui voudraient faire comme moi ?
J’aimerais leur dire que c’est en se tournant vers l’autre et en rendant service que l’on se sent le plus heureux, et que cela vaut aussi pour son travail. J’aimerais aussi leur dire que, quand on est jeune dans un lycée parisien, on a l’impression que l’on doit faire du droit, une prépa ou médecine (je caricature, mais c’est indéniable), alors qu’il existe des milliers d’autres branches professionnelles. La carrière ne se construit pas uniquement sur les études, mais aussi à travers des opportunités, des rencontres, des projets et de la passion.

Contact possible par mail : augustin@behindoor.fr

Interview réalisée par Bénédicte BARBETTE