Sur scène : explorer les chemins de l’émancipation

Les élèves de Première D, accompagnés par Monsieur Faria, poursuivent leur exploration de la danse contemporaine dans le cadre du Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle (PEAC). À cette occasion, ils ont assisté à la représentation d’Israël & Mohamed, proposée par le Théâtre de la Ville. « Nés de familles aux attentes fortes et aux traditions bien ancrées, Israel Galván et Mohamed El Khatib ont dû ruser avec leur héritage pour se frayer un chemin vers l’art. Ensemble, ils proposent une réflexion sur la figure du père, entre critique, transmission et respect. » Cette œuvre retrace les parcours croisés d’un danseur de flamenco et d’un metteur en scène. Les deux artistes s’inspirent de leurs itinéraires singuliers, placés sous le signe de la transgression, affirmant que s’émanciper, c’est contester l’héritage culturel et familial. Le spectacle illustrait le thème du programme de Première, « Un nouvel univers s’est offert à mes yeux », en lien avec la question de l’émancipation face à l’éducation et aux attentes socio-culturelles. Très apprécié par les élèves, ce spectacle leur a permis de considérer l’art comme un moyen d’émancipation face à l’autorité paternelle, tout en abordant des questions d’actualité telles que l’immigration, le conflit israélo-palestinien et le rôle fondamental de l’école, souvent perçue comme l’unique levier d’ascension et d’émancipation sociale.
Victor Hugo à l’Opéra Bastille

Le 10 décembre, les élèves de Première A, accompagnés de Mme Bonifas, professeure de français, ont assisté à une représentation du ballet Notre-Dame de Paris à l’Opéra Bastille. Cette sortie s’inscrivait dans le cadre de l’étude du roman Manon Lescaut de l’abbé Prévost et du parcours associé à cette œuvre : personnages en marge, plaisirs du romanesque. Les élèves ont ainsi découvert l’œuvre de Victor Hugo sous une forme originale : le ballet. La chorégraphie de 1965 signée Roland Petit, accompagnée de la musique de Maurice Jarre et des costumes d’Yves Saint Laurent, mettait en scène les personnages légendaires et singuliers que sont Quasimodo et Esmeralda. La mise en scène, haute en couleurs et très théâtrale, a particulièrement séduit les élèves, offrant une nouvelle façon de découvrir un monument de la littérature française.
Immersion dans l’univers de Balzac

Les élèves de Première B ont visité la Maison de Balzac avec leur professeure de Français, Mme de Quénétain, et leur professeure d’Histoire-Géographie, Mme Schlumberger. À la croisée de l’histoire et de la littérature, cette visite avait pour objectif d’approfondir la connaissance de l’auteur de l’une des œuvres au programme du baccalauréat, La Peau de Chagrin, et d’appréhender la période de la Restauration à travers un écrivain majeur de son temps. Située dans le quartier de Passy, qui a conservé une grande partie de son charme du XIXᵉ siècle, la maison de Balzac transporte immédiatement les visiteurs dans l’univers de l’écrivain, qui y vécut de 1834 à 1848 et y écrivit plusieurs de ses œuvres majeures. Les élèves ont découvert le mobilier, les objets personnels et les documents d’époque, ainsi que la particularité de la maison : une double adresse qui permettait à Balzac d’échapper à ses créanciers. La visite a offert un aperçu concret de la vie quotidienne de l’auteur, tout en plongeant les élèves dans l’univers littéraire du réalisme français. Cette sortie a permis aux élèves de comprendre l’œuvre et le contexte de Balzac, d’approfondir leurs connaissances littéraires et de s’immerger dans l’histoire et le quotidien d’un écrivain emblématique du XIXᵉ siècle.
« Carpe Diem ! »

« Carpe diem », c’est l’une des répliques cultes de ce spectacle originellement tiré du célèbre film « Le Cercle des poères disparus » de Peter Weir (1989) avec Robin Williams, Adaptée au théâtre et interprétée sur scène par Stéphane Freiss, dans une mise en scène d’Olivier Solivérès, la pièce rencontre un immense succès. Récompensée par deux Molières — celui de la mise en scène et celui de la révélation masculine —, elle triomphe depuis plus d’un an auprès du public. Les élèves de Seconde D de Mme Roulleau Dugage ont assisté à une pièce particulièrement émouvante. Ils ont été profondément touchés par la proximité de leur âge avec celui des personnages et par la résonance de leurs propres questionnements La représentation a suscité de vives émotions, notamment en raison de la fin tragique de l’histoire. Une soirée intense, qui n’a laissé personne indifférent et qui donne envie de (re)découvrir le film.
Le Mariage de Figaro à la Scala

Le 23 novembre, les élèves de Première B et C ont eu le plaisir d’assister à La Folle journée ou Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, au théâtre de la Scala, accompagnés de Mme de Quénétain. Cette sortie culturelle a offert une belle occasion de découvrir — ou de redécouvrir — une œuvre majeure du répertoire théâtral français, dont certains extraits figurent au programme des classes de Première. L’adaptation et la mise en scène de Léna Bréhan, à la fois dynamique et inventive, ainsi que l’interprétation de Philippe Torreton, ont permis aux élèves de saisir toute la modernité du texte et d’approfondir leur compréhension de la pièce. Sous ses allures de vaudeville, Le Mariage de Figaro déploie une critique lucide des abus de pouvoir, de l’hypocrisie sociale et des rapports de domination, offrant une fresque sociale aux résonances étonnamment contemporaines.
Le Jeu de l’amour et du hasard

Dans le cadre de la préparation au baccalauréat de français, les élèves de Première A ont assisté, le 20 novembre, à une représentation du Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux au Théâtre des Mathurins, accompagnés de leur professeure, Mme Bonifas. Cette sortie leur a offert une nouvelle approche du jeu amoureux, thème central également dans la pièce de Musset, On ne badine pas avec l’amour, étudiée en classe. Interprétée par le collectif L’Émeute et mise en scène par Frédéric Cherboeuf, la pièce se distingue par son énergie et sa joie de vivre. Le spectacle a rencontré un franc succès : les élèves semblent s’être autant amusés que les comédiens. Si le langage reste classique, le thème reste toujours d’actualité, et le jeu des acteurs, vif et contemporain, fait écho au public d’aujourd’hui : « ce sont des jeunes qui parlent aux jeunes ». Les lycéens ont ainsi découvert une manière vivante et accessible de s’approprier la littérature et les textes classiques.
Citéco : un musée pour comprendre l’économie

La Cité de l’économie est le premier musée d’Europe consacré à l’économie. Elle propose une exposition permanente interactive et pédagogique, à l’image de la Cité des sciences et de l’industrie. Le musée occupe un monument historique hors du commun : l’hôtel Gaillard, ancien hôtel particulier de style néo-Renaissance, puis succursale de la Banque de France. Mme Garzinska, professeure de SES, revient sur les visites réalisées le 10 novembre avec ses élèves de Première et de Terminale. « Dans le cadre des cours de SES, les élèves de Première, en lien avec l’étude du fonctionnement des marchés concurrentiels, ont participé, au-delà de la visite, à un atelier “Jeu du marché”. Il s’agissait d’expérimenter la détermination d’un prix sur le marché… des brocolis !, en se mettant tour à tour dans la peau d’acheteurs ou de vendeurs. Les Terminales ont, quant à eux, suivi une visite centrée sur l’étude du commerce international et de l’internationalisation de la production. Ils ont ainsi, à travers un parcours à la fois ludique et sérieux, enrichi les notions déjà vues en cours. »
Sortie théâtrale : à la découverte de L’Avare

Le jeudi 13 novembre, quelques élèves des classes de Quatrième A et B, ainsi que les participants de l’Atelier Théâtre de Mme Bonifas, se sont rendus au théâtre La Tempête pour assister à la représentation de L’Avare, la célèbre comédie de Molière, mise en scène par Clément Poirée. Cette sortie a offert aux élèves l’occasion de (re)découvrir l’humour et la richesse des dialogues de Molière, tout en observant les choix artistiques et scénographiques du metteur en scène. Les élèves ont pu analyser les personnages, leurs caractères et leurs interactions, tout en profitant d’une expérience théâtrale vivante et captivante, dès lors que les costumes et le décor ont été créés, durant la représentation, grâce aux dons (textile et objets) des spectateurs. Pour les membres de l’Atelier Théâtre, cette sortie a également été une source d’inspiration précieuse, permettant de nourrir leur pratique artistique et d’enrichir leur compréhension du jeu sur scène. Elle a donné lieu à une masterclasse, animée par Sylvain Dufour, comédien et assistant à la mise en scène de l’Avare. Il a apporté des perruques qu’il a confectionnées durant diverses représentations, pour aider les élèves à entrer dans la peau d’un personnage par un accessoire.
Sortie pédagogique au Musée de l’Armée

Dans le cadre du programme d’Histoire consacré à la Seconde Guerre mondiale, les élèves de Terminale A ont approfondi leurs connaissances lors d’une visite pédagogique au Musée de l’Armée, mêlant apprentissages scolaires et immersion historique. Le 10 novembre, les élèves de Terminale A, accompagnés de Mme Schlumberger, ont visité la section « Seconde Guerre mondiale » du Musée de l’Armée. Cette sortie, en lien direct avec le programme d’Histoire, a permis d’illustrer concrètement les notions étudiées en classe, telles que la guerre totale, l’occupation de la France, la Résistance et la Libération. À travers les objets, documents et mises en scène du musée, les élèves ont approfondi leur compréhension des enjeux du conflit et de l’importance de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Quand le flou artistique devient œuvre d’art

Le 10 novembre, les élèves de Troisième B de Mme Mignot ont visité la Fondation Louis Vuitton dans le cadre de leur cours d’arts plastiques, consacré à l’art du flou. Guidés par un conférencier, les élèves ont découvert la rétrospective consacrée à l’artiste allemand Gerhard Richter, dans le cadre d’une séquence sur l’utilisation du flou dans l’art. À travers ses œuvres, Gerhard Richter l’artiste utilise le flou pour brouiller les images et inviter le spectateur à s’interroger sur ce qu’il voit. Les élèves ont ainsi compris que le flou est un choix artistique qui permet d’exprimer le doute, la mémoire ou le passage du temps. La visite a également permis d’admirer l’architecture spectaculaire du bâtiment conçu par Frank Gehry, exceptionnellement désert le jour de la visite. Cette sortie a offert aux collégiens un moment exceptionnel, riche en découvertes, nourrissant leur curiosité et leur regard artistique.